Le diable en personne, Peter Farris.

Oui, je sais, un livre de la maison d’édition Gallmeister. Encore un me diront les personnes qui me suivent sur Twitter. Certes, mais là attention, il s’agit d’une… ALERTE GROSSE CLAQUE !!!

Je vous résume ça vite fait bien fait.

Maya est une jeune femme de 18 ans. Prisonnière d’un réseau de prostitution aux mains d’un mac redoutable. Son activité forcée l’amène à côtoyer les hautes sphères d’une ville de Géorgie du sud. Seulement, à cause de ses capacités de mémorisation hors-normes, Maya fini par en savoir trop et connaître d’un peu trop près les penchants sexuels des élites du coin. Vous devinerez la suite : la jeune femme doit être éliminée en bonne et due forme. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, les petits-bras du mac ont choisi, sans le savoir, d’éliminer Maya sur la propriété de Leonard Moye, un type étrange, qui aime bien fabriquer sa gnôle et qui vit reclus sur son terrain avec pour seule compagnie des chats, une poupée géante qu’il a vêtue des habits de sa défunte femme et d’un bon nombre de flingues, de fusils de chasse, de fusils à canons sciés et autres explosifs en tous genres. Et le bonhomme n’apprécie pas qu’on mette ses sales pattes sur sa propriété, et encore moins qu’on s’attaque à une personne sans défense. Leonard va donc mener la vie dure aux poursuivant de Maya en la prenant sous son aile.

Je m’arrête là (oui déjà) pour le résumé. Vous devrez découvrir la suite par vous-même. Et si vous êtes amateurs de gunfights, de flics véreux et autres trafiques d’êtres humains (on peut vraiment être fan de tout ça ?) ce livre est pour vous.

Dans un style limpide et percutant, plein de fureur et d’une violence, je le confesse parfois jubilatoire, mais aussi plein d’espoirs et empreint de tendresse, Peter Farris signe un polar haletant ! Tous les ingrédients importants à mes yeux sont réunis. Des méchants très méchants, et des gentils parfois pas si gentils, voir même carrément violents. Au premier rang desquels deux personnages très forts, Maya et Leonard, pour lesquels la jauge de sympathie grimpe en flèche dès les premières pages. Les autres personnages ne sont pas en restes et amènent, à chaque fois, un supplément d’âme au livre. Le tout est bien entendu servi par des dialogues parfaitement ciselés.

Quelques citations :

« — C’est pas mon problème si le maire de notre bonne ville a un appétit sexuel à épuiser un bonobo ».

« Leonard détestait la ville, aussi bien en tant qu’abstraction qu’en tant que réalité. Plutôt boire de l’eau de vaisselle croupie qu’aller là-bas. Il y avait des gens en ville ».

« Le coyote fixa la voiture en silence avant de détaler vers les pins, sa faim momentanément oubliée, sa place dans le monde non moins certaine ».

« Il lui colla le semi-automatique en pleine face, ébréchant une dent. Maya grimaça, regardant la tête de Javon qui défaisait le cran de sûreté avec son pouce. Elle n’avait plus le courage de se battre. Sa respiration ralentit. Elle eut une sensation de calme bienvenue. — Vas-y, dit-elle. Qu’on en finisse. Elle entendit la voix d’un autre homme. — Je crois pas, fiston. C’est moi qui distribue les coups dans les parages. Elle vit le pistolet voler tandis qu’un coup de crosse retournait violemment la tête de Javon. Elle entendit la mâchoire craquer. Du sang gicla sur elle lorsque Javon lui tomba dessus ».

Quelques autres polars dans la même veine:

 

Belles lectures,

Thomas.

 

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